L’Etat reconnaît les situations de pénuries et décrète les situations d’urgence qui permettent le recours à des mesures appropriées : distribution gratuite, subvention des importations (suspension temporaire de la TVA), appel à l’aide international, suivi des mesures d’urgence.
Dans le cadre du système d’alerte précoce (SAP) auquel il participe, l’Etat agit de concert avec d’autres partenaires qui sont autant de sources d’information à prendre en compte : partenaires au développement, collectivités territoriales, organisations professionnelles, médias. Comme pour le suivi des risques de pénurie alimentaire, le SAP suit les cycles de reproduction des déprédateurs et veille à la diffusion de l’information auprès des exploitants.
Au niveau des collectivités territoriales et des organisations professionnelles agricoles, il est opportun de créer des banques de céréales et des réserves de produits non périssables. Ces structures sont autonomes mais doivent rendre des comptes aux collectivités territoriales, OPA, agents de l’Etat, et suivre les injonctions de ce dernier lors des cas de pénurie reconnus. Il est du ressort des collectivités territoriales de mettre en place des brigades de vigilance contre les calamités dans les localités.
En zone CMDT, pour la garantie de la sécurité alimentaire, il est important d’envisager des dispositions pour que les paysans ne bradent pas leurs céréales lorsque le coton n’est pas payé en temps voulu.
Un stock national de sécurité est constitué. Le stock national de sécurité doit être décentralisé au niveau régional, et local. Les règles de fonctionnement et d’utilisation du stock national de sécurité sont définies rapidement et rendues publiques.
Un programme national de lutte contre les déprédateurs est mis en place. Il comprend notamment un programme de formation à destination des exploitants sur la gestion des déprédateurs et les techniques de lutte. Il comporte un volet de recherche sur ces moyens de lutte et des programmes d’étude de déprédateurs spécifiques : le criquet pèlerin, la chenille avorteuse, le poisson rhizophage et les oiseaux granivores.
Il est crée un fonds permanent d’aide aux victimes de calamités, prévu dans le budget national. Ce fonds est alimenté par les contributions des populations, des collectivités territoriales et de l’Etat.
L’Etat encourage le développement de l’assurance privée et mutualiste par plusieurs moyens : subventions, réassurances, bonification des cotisations d’assurances. Il bénéficie de l’appui des OP faîtières qui se chargent de diffuser l’information sur le fonctionnement des agences d’assurance auprès des exploitants.




Vision paysanne de l’agriculture malienne