Les forêts et la faune constituent des richesses naturelles et sont à ce titre partie intégrante du patrimoine national. Le respect de la biodiversité et sa conservation sont un devoir pour tout citoyen.
L’Etat est le principal garant de la préservation des ressources forestières et fauniques. Il veille à la responsabilisation des acteurs en assurant une politique d’information sur les réglementations en vigueur. Il décide de la création de réserves naturelles et de forêts classées.
L’Etat procède à une révision du Code forestier qui prenne en compte les occupations des producteurs, veille à sécuriser la profession d’exploitant forestier, de producteur de charbon et de bois, et protège les plantations privées et communautaires.
L’Etat tient à jour un inventaire des espèces menacées et devant le risque de disparition mène une politique d’ensemencement de ces espèces et crée des parcs zoologiques.
L’exploitation économique des forêts et leur mise en concession sont pratiquées hors des forêts classées. Des espèces utilitaires importées sont introduites spécialement pour l’exploitation.
L’Etat exerce sa responsabilité à travers les services techniques en charge du contrôle des forêts et de la faune. Il s’engage à accentuer la lutte contre le braconnage.
Les collectivités territoriales, appuyées par l’Etat, prennent en charge la régénération naturelle et artificielle des forêts.
Il oriente son action vers la décentralisation progressive de la gestion des ressources forestières et fauniques en encourageant la gestion intercommunale de ces ressources dans le cadre de conventions locales reconnues par lui.
Ces conventions sont l’instrument le plus approprié pour prendre en compte les différents aspects de la gestion de ce patrimoine au niveau local. Elles font sa place à la gestion traditionnelle.




Vision paysanne de l’agriculture malienne